Les Airs Andalous

La Nouba

On a émis sur l’origine des Noubat des hypothèses nombreuses.
 
En soi, le mot nouba signifie aussi bien événement, tour de rôle. On l’a accepté comme synonyme du mot Senaa «métier par excellence ». Effectivement à Tlemcen la musique andalouse est classée par senaa Dil, Reml, etc. Comme elle est à Alger en noubat Dil, Reml, etc. Une particularité des Noubats qui ne doit pas passer inaperçue est l’ordre dans lequel les musiciens les jouent. Il n’est pas indifférent de faire entendre telle ou telle nouba au gré des assistants ou des musiciens : il y a une règle formelle qui fixe à quel moment du jour ou de la nuit sera chantée chaque nouba.

Exemple
Noubat reml el Achia l’ après midi vers 17h.Les paroles célèbrent l’aspect de la nature, des champs au moment où le soleil va descendre à l’horizon etc…

Un M’çaddar de la nouba chante ceci :
« Voici le soir, le soleil incline ses rayons dorés vers le couchant. Les ruisseaux roulent leurs ondes à travers la compagne verdoyante. Les oiseaux gazouillent. Les fleurs embaument l’air……. »

Noubat el maya   le soir à partir de 3 h du matin.

Un M’çaddar de la noubat maia:
« Réveille- toi de ton sommeil. La bougie brille encore. O étoile du matin, salue de ma part celle qui est la lumière de mes yeux……… ».

Zyriab est connu pour  ses créations musicales et les transformations heureuses apportées à l’instrumentation. IL divisa les noubats en morceaux dont voici, donnée par un musicologue, la définition technique :

- Matchalia :
C’est une sorte de prélude ou d’exposition non mesurée du thème général,  jouée  par les  instruments  dans le mode choisi, invitant
l’attention de l’auditoire et le conditionnant, suivie d’une ouverture.

- Touchya :
C’est une ouverture instrumentale rythmée. Elle est exécutée par tous les instruments de l’orchestre.

- M’çaddar :
C’est une mélodie ample, lente, exécutée en chœur ou en solo sur un mouvement
uniforme. Les musiciens considèrent le M’çaddar comme le roi de la mélodie, comme la partie la plus noble et la plus émouvante de la nouba.

Un M’ çaddar se compose de plusieurs bits ou maisons, chaque bit comporte généralement 3 ghecens ou couplets Le dernier ghecen est continué par un metlaa qui termine le bit.

Le Mizane utilisé est le kcid
{D.T D . . T . T . . . T.T T } Kcid chant (16/4) (16/8) ou (8/4)
{D . T D . T D .} Derbouka Kcid Musique (8/4)
{D . T T . T T .} Tar Kcid Musique (8/4)

- Btayhi :  
Le M’ çaddar est suivi d’un koursi, nouvelle ritournelle instrumentale qui annonce la transition et prépare une nouvelle série de mélodie portant le nom de Btayhi.

Le Btayhi se chante sur un mouvement encore assez lent, mais moins majestueux que celui du M’çaddar.

Le Mizane utilisé est le Bachref.
{ D . D . T . T . } Bachref chant (8/4) (4/4)
{D T . T D . T . } Derbouka Bachref Mus (4/4)
{D . T T . T T . } Tar Bachref Musique (4/4)
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Vendredi 24 Novembre 2017
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Darbouka
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Conception Sari-Ali Hakim